6 déc. 2012

Un coup de coeur... La Sainte Anne.

 Il existe à Niort dans les Deux-Sèvres, à quelques kilomètres de Coulon, une association, "Les amis des arts". Cette association particulièrement active propose très régulièrement des conférences d'excellente qualité.
 Si j'ai toujours été attiré par la peinture, la peinture Italienne de la  Renaissance  me fascine plus particulièrement. Le 25 octobre nous a été proposé une conférence sur une exposition qui avait eu lieu au musée du Louvre du 29 mars au 25 juin 2012.
la Sainte Anne restaurée



Intitulée comme l'exposition, "La Sainte Anne, l'ultime chef-d'oeuvre de Léonard de Vinci", cette conférence était présentée par le commissaire, Vincent Delieuvin, conservateur au département des peintures au musée du Louvre.

Léonard de Vinci est arrivé en France en 1516 avec dans ses bagages trois tableaux emblématiques de la peinture Italienne, avec en plus du Saint Jean Baptiste et la Joconde, ce somptueux sainte Anne. Ce tableau commencé quinze ans plus tôt n'était toujours pas terminé à la mort de ce génie en 1519.




Monsieur Delieuvin avec passion et précision a expliqué la genèse de ce chef-d'oeuvre en s'appuyant sur les différentes esquisses de compositions et dessins préparatoires. Nous avons pu découvrir l'évolution du tableau au fil du temps, notamment avec les nombreuses copies réalisées pendant les différentes étapes qui ont jalonné toute cette maturation.


L'aspect artistique est primordial car ce tableau a bien évidemment marqué la peinture Italienne avec également son iconographie, et on peut mesurer son influence durable sur de nombreux peintres.




Ce qui m'a également intéressé c'est la partie technique de la restauration. qu'il soit possible de retirer une quantité aussi importante de couches de vernis rajoutées aux fils des siècles et des restaurations successives pour n'en laisser que trois ou quatre et qui correspondent à celles déposées par le peintre soit quelques microns seulement et cela  sans toucher aux couleurs en leur rendant justement leur lumière et leur lustre d'antan me fascine.



Aujourd'hui je n'ai qu'un regret, c'est de ne pas avoir pu me rendre à Paris pour découvrir cette somptueuse exposition. Je me réjouis cependant que ce tableau soit en ce moment dans le nouveau musée de Lens.

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